dimanche, décembre 11, 2005

Message de la générale Déry: "Des bonnes nouvelles d'Irak"

Dernièrement, durant la rencontre avec les journalistes, on a voulu me faire taire... Mais contrairement aux propos du Washington Gossip News, ce ne sont pas Pat, ni le Président ou le Pentagone, mais bien les journalistes eux-mêmes qui m'ont fait taire: ils ne veulent pas recevoir de bonnes nouvelles concernant nos soldats en Irak. Je vais toutefois m'exprimer sur la situation ici.

J'ai eu l'occasion d'avoir mon vieil ami le Général Augustus Collins au téléphone et il m'a donné quelques informations très encourageantes concernant nos troupes sur le terrain. Le général Collins est commandant de la brigade 155 de l'équipe de combat et il est déployé en Irak depuis fin janvier 2005. Il a présentement 4200 soldats sous ses ordres, qui sont localisés à Najaf, karbala et Babli nord.

Leur mission est de capturer ou de tuer les rebelles, et de dérouter leurs opérations, qui ont souvent le but de blesser les habitants d'Irak. Depuis que la 155 brigade est sur place, ils ont capturés 1500 terroristes, saisi 28 000 armes, 18 000 livres de munitions ainsi que 8000 livres d'explosifs. Ces soldats ont participé à plusieurs projets pour améliorer les conditions de vie des habitants de l'Irak, dont l'accès à l'eau potable aux régions éloignées qui en étaient privées. Ils sont très actifs dans la reconstruction des hôpitaux. Ils veillent aussi à la sécurité des civils. Ils travaillent de près avec l'armée Irakienne et la police.

Je me suis aussi entretenue avec lui concernant les attaques. Il m'a informé qu'en comparaison avec leur début en Irak, en janvier 2005, il y avait environ 200 attaques par mois et maintenant le nombre a réduit de moitié, soit environ 100 par mois. C'est une grande amélioration et c'est engendré par leur bon travail sur le terrain.

Alors dans cette foulée, je souhaitrais simplement remercier ces soldats qui se battent pour les États-Unis. Je les remercie des sacrifices qu'ils doivent faire au nom de notre patrie, sans oublier leur famille, qui font le sacrifice de bien vouloir laisser aller un des leurs se battre dans un pays pour des intérêts américains. Ce ne sont pas des situations faciles, mais maintenant les bonnes nouvelles affluent. Le moral des troupes s'améliore et je suis fière de ces soldats - qui nous représentent si bien.

Je vous invite tous à me faire parvenir des mots d'encouragement. Je le remettrai à mon ami Collins et à ses troupes lors de mon future voyage en Irak.

La générale Déry

dimanche, décembre 04, 2005

Réunion du NSC ce jeudi 15:30 (Venezuela et Colombie)

Le Président et le Vice-président convoquent les « Principals » de l’équipe de politique étrangère à une réunion informelle jeudi le 8 décembre à 15h30, pour débattre de la question du Venezuela et de la Colombie.

Dans la foulée de la présentation de Jorge Bolton de la semaine dernière, le Président et le Vice-président sont inquiets des développements dans cette région. Le Président David, lors de son sommet de l’ALENA à Mexico, de même que le Vice-président Dick Gagnon, lors de son passage en Floride et de discussions qu’il a tenu avec l’association hispanique en faveur de la démocratie, ont entendu à maintes reprises leurs interlocuteurs manifester leur volonté de voir la Maison-Blanche agir plus vigoureusement pour venir en aide aux forces démocratiques d’Amérique latine.

Ainsi, le Venezuela et l’Équateur font face à une très grave crise de réfugiés en provenance de Colombie et en raison du conflit qui sévit dans ce pays. Caracas et Quito réclament à cet égard une aide financière importante. De même, la semaine dernière, le président colombien Uribe Velles a contacté le président David pour lui demander une aide financière et militaire américaine plus importante – dans le cadre d’une rallonge du « plan Colombie » – pour l’aider à enrayer la montée de la violence en Colombie. Il faut se rappeler que le leader des FARC dans ce pays a souvent affirmé que ses forces désiraient renverser le gouvernement démocratiquement élu à Bogota.

La frontière entre le Venezuela et la Colombie pose notamment un très grave problème : le pipeline qui traverse la province de Arauca, tout le long de la frontière, est fréquemment saboté par l’ELN. Cette région est aux prises de vifs combats entre l’armée colombienne, les paramilitaires qui l’appuient, et l’ELN qui trouve refuge et procède à ses attentats, depuis le territoire vénézuelien. Hugo Chavez, réélu de manière frauduleuse il y a deux ans (en décembre 2005), apporte son soutien ouvertement à l’ELN ainsi qu’au FARC. Selon le dernier rapport de Adam Isacson, officier du personnel du NSC et responsable de l’Amérique latine, soumis à Gracy il y a une semaine, la situation s’envenime et 2008 pourrait bien s’avérer être l’année de grandes offensives insurrectionnelles.

Notre gouvernement a débattu de notre politique vénézuélienne il y a quelques semaines mais sans parvenir à un consensus. Que peut-on faire pour parvenir à instaurer et renforcer la démocratie, à l’instar de l’Irak, dans ce coin du monde ?

Nous attendons vos suggestions et demandons à la NSA d’encadrer le débat de jeudi prochain. Étant donné sa procédure informelle puisqu’il s’agit d’une réunion des « Principals », celui-ci ne nécessite pas une soumission au préalable de documents d’options.

Le Président
Le Vice-président

Décision du président sur l'Irak

LE 4 DÉCEMBRE 2007

Monsieur le Vice-président
Membres du forum décisionnel du NSC
Membres de mon administration

J'ai parcouru attentivement vos excellentes contributions à l'analyse de la situation en Irak et les solutions possibles pour améliorer nos perspectives de succès. Même la première dame a trouvé vos mémos extrêmement stimulants et instructifs. Je vous félicite de travailler si fort pour réfléchir sur et amener des options qui nous assurent la victoire en Irak. Oui: la victoire en Irak ! J'ai promis devant Dieu et sur la bible que je ferais tout en mon possible pour éviter un autre attentat terroriste en sol américain, d'autant que Miguel n'a toujours pas trouvé Ben Laden et plusieurs de ses lieutenants. Pour cette raison nous ne pouvons nous retirer d'Irak et procurer ainsi une victoire aux forces du mal qui n'attendent que ce moment pour célébrer. Non, nous ne terminerons pas en Irak comme au Viêt-nam il y a plus de trente ans, soit un retrait dans le déshonneur.

Je suis entièrement d'accord avec Pat : nous devons privilégier l’option D, soit l’envoi de plus de troupes. Je cite mon ami et génie politique:

"Il n’est pas question que nous laissions aux mains des insurgés le pays que nous avons libéré du joug de l’un des pires tortionnaires de l’histoire contemporaine. Les moyens seront pris pour mettre fin à cette absurdité de résistance. Nous avons l’armée la plus puissante au monde et ce n’est qu’une question de temps pour la mettre à genoux. Aussi, il est important de mettre toutes les chances de notre côté dans cette guerre à finir. Armée privée, infiltration, diplomatie publique, je fais confiance à nos experts militaire pour relever ce défi".

Rummy, Wolfo et Ponte ont également raison: il faut un renforcement significatif des troupes afin de stabiliser définitivement l’Irak, de poursuivre notre apport au "nation-building" irakien par l’entremise de notre programme de formation d’un corps policier national. Nous devons établir un commandement permanent au Moyen Orient, et ce afin d’accroître la qualité de nos renseignements dans la région.

En revanche, la NSA a raison de nous demander d'où proviendront les ressources pour financer cet effort (accru) considérable. Voici ma réponse : J'ai été réélu en 2004 pour me préoccuper de sécurité et pour tout faire pour y investir les moyens requis. Ayant réfléchi aux questions et aux conseils de la toujours dévouée NSA, et après en avoir discuté avec Dick lors de notre DPD, j'appuie personnellement les stratégies suivantes - certaines d'ailleurs que plusieurs d'entre vous avez proposées:

1) Melvin Laird m'a convaincu à Camp David le mois dernier que l'effort "d'irakisation" doit être intensifié. C'est une lutte à finir avec l'insurrection ! Tant que les forces de sécurité irakiennes ne seront pas compétentes pour prendre en main l'ordre et la sécurité en Irak, nous devrons conserver le cap. Par conséquent, dans l'immédiat, nous renforcerons nos effectifs avec un ajout de 75 000 hommes pour porter le nombre total de troupes US en Irak à 225 000.

2) J'autorise Foggy et Gaby à œuvrer dans le sens de la multilatéralisation des efforts de pacification en Irak, impliquant l’engagement de l’Organisation des Nations Unies et l’augmentation des effectifs sécuritaires pour atteindre ce seuil de 225 000 troupes. Dans des mots qui ne vont pas sans rappeller ceux de l'un de ses prédécesseurs plus faucons: "porter un coup décisif a la résistance". Ce partage des coûts et du fardeau de l’opération de pacification permettra à court terme de réduire les troupes américaines en Irak. Je demande également à Yorgue Bolton et Patterson Ourya de reconstituer cette grande coalition de "pays volontaires" pour soutenir cet effort de multilatéralisation. D'ailleurs mon père, Bush 41, de même que Clinton, se portent volontaires pour aider notre cause diplomatique. Ce ne sera pas l'opération "snow storm" mais bien l'opération "world peace" que nous lancerons durant ma dernière année à la présidence.

3) Notre défense ne doit pas pour autant être dégarnie. Scooter a raison: l'option D doit être "déployée dans le meilleur contexte possible, soit de façon des plus sécuritaires". Pour cette raison, j'autorise notre gouvernement à tout mettre en œuvre pour augmenter, jusqu'à concurrence de 4% du PIB, nos crédits alloués à la défense. De même, les effectifs de l'armée de terre seront autorisés à recevoir 28%, et non plus 24% des dépenses engagées par le Pentagone de son budget total. Les JCS, le C-JCS, Wolfo et Rummy seront responsables, en coordination avec la NSA, de voir à l'application de cette directive présidentielle.

Enfin, rappelons nous que la victoire en Irak ne peut et ne doit pas se faire aux dépens de nos autres intérêts vitaux, fort nombreux, pour la sécurité des États-Unis. Cette vision et les décisions prises ici, je les expliquerai aux élus et au peuple américain lors de mon adresse sur l'état de l'union le mois prochain, soit le 23 janvier 2008. Nous devons "mener à bien notre mission de libération et de démocratisation du peuple irakien", comme l'affirme fort justement Scooter, mais sans oublier que d'autres efforts pour soutenir les élans de démocratie seront sans nul doute requis !

Que Dieu nous bénisse et nous procure la fortitude nécessaire pour mener à bien notre mission de paix dans le monde

Le Président

Pour action immédiate: NSA

jeudi, décembre 01, 2005

Compte rendu et recommandations suite à la réunion du NSC du 24 novembre 2006 sur l'Irak

« STRATÉGIE NATIONALE POUR LA VICTOIRE EN IRAK »

Déclaration du Président : «Les troupes américaines ne doivent pas se retirer avant d’achever leur mission. Je souhaite que les troupes puissent rentrer, mais je n’accepte pas qu’elles rentrent avant d’accomplir une victoire complète. »

Rappel de l’objectif : Accomplir la Victoire en Irak.

La sécurité de la nation américaine dépend du succès de la démocratisation en Irak et dans le Grand Moyen-Orient. La démocratisation de la nation irakienne passe par la stabilisation du pays et le renforcement de ses institutions souveraines, dont les forces de sécurité irakiennes. La reconstruction ne peut être amorcée sans assurer la participation à part entière du peuple irakien, dans un climat propice de sécurité et de réconciliation.

L’objectif sous-jacent de cette stratégie est de redorer l’image de notre Présidence et d’assurer le soutien électoral au parti Républicain.

Quel est l’état d’avancement de ce grand projet ? Sommes-nous proches de la victoire ? La stratégie appliquée à ce jour est-elle adéquate, porte-elle ses fruits en termes de politique, d’économie et de sécurité? Devons-nous renforcer nos capacités, adapter nos moyens ? Quelles réponses devons-nous donner aux contraintes qui s’imposent ?


Voici un résumé des positions des membres du NSC :

1. C-JCS et DC-JCS :

Exposé sur la situation actuelle et les contraintes :

- 138 000 troupes actuellement : nombre insuffisant garantir la victoire

- budget revu à la baisse par le Congrès

- manque d’équipement

- recrutement de plus en plus difficile

- depuis le début de la guerre : soldats tués (MIA)

- 15 500 blessés de guerre (WW)

- 50 000 souffrent de la ‘’fatigue de la guerre’’ (SSPT)

- Le moral des troupes est faible

OPTION 1 : RETRAIT sur une période d’un an.

a. Réduire à 100 000 en janvier 2007.

b. Réduire à 50 000 à l’été 2007.

c. Retour des troupes restantes pour la période des fêtes de l’an prochain.

d. Envisager la possibilité de transférer le commandement à l’ONU à long terme.

Ø Rejoint l’avis du Département d’État (cf. infra point 3)

OPTION 2 : MAINTIEN & RETRAIT GRADUEL (2 - 3 ans) :

a. Stabiliser le nombre de forces présentes pour 1 an.

b. Diminuer de ca. 40 000 soldats tous les 6 mois sur une période de 18 mois.

c. Compenser le retrait par l’affectation de conseillers militaires et autres ressources pour renforcer la formation de l’armée et de la police irakienne

d. Inclure davantage la participation de la population irakienne dans la reconstruction de leur pays, afin de diminuer les risques liés à la perception de la présence américaine

OPTION 3 : RENFORCEMENT sur 5 cinq ans

La situation actuelle étant dangereuse pour nos soldats (troupes exposées, enlisement de l’effort de guerre), nous proposons l’affectation de 300 000 soldats d’ici la prochaine année. Contrainte : recrutement difficile, limites de capacité (plusieurs théâtres d’opérations actifs dans le monde).

Commentaire NSA :

Ø C-JCS donne des échéanciers tangibles, concrets.

Ø Ne prend pas de position quand aux avantages et/ou risques des options 1 et 3 : Quel est l’état actuel de la formation des forces de sécurité irakiennes ? Nombre de troupes et unités irakiennes actuellement opérationnelles ? Capacité d’endiguer l’afflux d’insurgés à partir de pays tiers, contrôler la frontière syro-irakienne notamment ? (le conflit avec les insurgés étant alimenté de l’extérieur)

Ø Les tactiques employées pour la stabilisation sont-elles efficaces, adéquates ? Doivent-elles être revues, modifiées ? Recommandations ?


2. Département de la Défense

OPTION : Renforcement & présence permanente des troupes militaires dans une région géopolitique instable. Le risque encouru avec cette option est un «beau risque» qui en vaut la peine, à la lumière de nos objectifs.

Pour atteindre ces objectifs, le Département de la Défense recommande :

1 – Un renforcement significatif des troupes afin de stabiliser définitivement l’Irak, de poursuivre de notre apport au nation-building irakien par l’entremise de notre programme de formation d’un corps policier national ainsi que pour persister en ce qui a trait à notre lutte contre le terrorisme et les forces du Mal.

2 – Renforcement de plus de 75 000 hommes : porterait le nombre total de troupes à 225 000

3 – Établissement d’un quartier général permanent pour la région du grand Moyen-Orient regroupant de 50 000 à 75 000 hommes.

Commentaire NSA :

Ø Quid du budget du Pentagone ? Avons-nous les moyens de notre politique (financiers, en termes de recrutement) ?

Ø Avez-vous anticipé les possibles effets pervers d’une présence permanente et visible des forces américaines dans la région ? Étant donné la perception hostile de notre puissance, cette présence / renforcement pourrait constituer en soi une source d’instabilité : nourrir l’hostilité des populations et alimenter les rangs des factions terroristes... ?


3. Département d’État :

OPTION : «Opération GO» : cette option s’articule sur deux axes essentiellement :

1. Multilatéralisation des efforts de pacification en Irak, impliquant l’engagement de l’Organisation des Nations Unies et l’augmentation des effectifs sécuritaires pour atteindre 190 000 troupes (i.e. porter un coup décisif a la résistance). Partage des coûts et du fardeau de l’opération de pacification, présence discrète et visibilité réduite des troupes américaines en Irak (cf. problème de la perception, point 2).

2. Re-légitimation de la politique étrangère en Irak, par le biais d’une campagne médiatique proactive (opération de charme), impliquant un changement du registre sémantique, un message positif et conciliant (arab-friendly), la promotion médiatique du volet humanitaire et du rôle de la femme en Irak, et la publicité des projets de reconstruction de USAID.

MISE EN ŒUVRE : «Opération snowstorm» :

- Se décline en trois volets (3P) : Présence - Projet Monde – Paix

- durée : 3 mois

- coûts : 3 milliards

Réaffirmation du rôle diplomatique du Département d’État au Moyen Orient. Programme axé sur la coopération internationale et l’intégration économique régionale. Importance de l’ouverture de la politique américaine sur le monde arabe, impliquant une allocution du Président en langue arabe (opération de charme, cf. supra point 2). Réaffectation des sommes de l’occupation militaire vers le programme de reconstruction et de coopération. La logique sous-jacente étant : «paix par la prospérité», en passant par la stabilité et la souveraineté.

Commentaires NSA :

Ø Programme élaboré qui tient compte des différentes dimensions de la stratégie nationale pour une victoire en Irak, ainsi que leurs contraintes (limites budgétaires, contraintes en termes de recrutement, problème de la perception culturelle, etc.). Cf. détails du programme dans le rapport annexé.

Ø Option respectueuse des sensibilités locales et de l’identité arabo-musulmane en particulier. Aborde la question de l’image et de l’opinion publique. Que faire alors de la contre-propagande que livrent les médias arabes (effet al-Jazeera)?

Ø Pouvons-nous compter sur les contributions des membres des NU en casques bleus dans ce contexte ? Rappelons-nous que plusieurs États alliés se sont retirés de la coalition en Irak sous la pression de leurs parlements respectifs et dans la crainte de des attentats terroristes…

4. Ambassadeur aux NU et son adjoint :

Pour nourrir la réflexion du NSC, Yorgue Bolton et Patterson Ourya nous livrent une analyse des implications de notre programme en Irak et de leurs retombées politiques régionales. Ils fondent la légitimité de notre présence continue en Irak sur la Résolution du CS 1637, qui prévoit l’extension de la force multilatérale en Irak jusqu’au 31 décembre 2006. Au-delà de cette mission de stabilisation, Yorgue et Patterson soulignent l’importance d’assurer une stratégie participative et inclusive, i.e. impliquant l’ensemble des communautés irakiennes dans le processus de reconstruction et de réconciliation. Ils véhiculent l’appel vers le renforcement de la coalition multilatérale en Irak, nécessitant l’appui de la communauté internationale et le soutien des États arabes en particulier.

Bolton et Patterson abordent la composante régionale de notre stratégie en Irak. Ils sont optimistes, en ce sens que l’encerclement politique actuel de la Syrie (Résolution CS 1636, effet de rayonnement du projet démocratique au Moyen Orient) parviendra à mettre un frein aux tentatives de déstabilisation du régime al-Assad. À cet égard, ils avancent des prévisions quant à l’avenir du régime syrien, allant de la neutralisation de son influence régionale à la réforme interne du régime actuel, voire même son effondrement. Bolton et Patterson soulignent enfin l’obstacle que pose l’axe Syrie-Iran, et ils évoquent la possibilité d’envisager un rapprochement stratégique entre notre administration (!) et le régime iranien pour défaire cet axe déstabilisant.

Commentaires NSA :

Ø En ce qui concerne le processus de réconciliation, (partie intégrante de la victoire finale à accomplir) et la nécessité d’une implication plus poussée des États arabes : quelle place accordez-vous aux initiatives de la Ligue Arabe ? Réalistes ? Pouvons-nous soutenir ces initiatives sur le plan diplomatique ?

Ø Quelles perspectives pour un rapprochement entre notre administration et le régime radical d’Ahmadinejad, alors que ce dernier se dote de l’arme nucléaire et menace notre nation… et entend même « rayer de la carte » l’État d’Israël ? Comment l’impliquer, de manière réaliste mais prudente, dans non efforts de stabilisation de la région ?

5. DNI / DCI :

OPTION : Maintien des troupes américaines pour une durée indéterminée, voire même renforcement des effectifs

La DNI et le DCI rejoignent l’option avancée par le C-JCS dans ce sens, en précisant toutefois certains éléments de la stratégie et en ajoutant de nouvelles composantes. Leurs recommandations se basent sur des estimations qui chiffrent à 25 000 – 30 000 le nombre d’insurgés en Irak actuellement, et le risque de déstabilisation et de division que cette force constitue. Ils rappellent que le conflit armé en Irak est nourri à partir d’États tiers (combattants étrangers), et évoquent la menace que représente le régime syrien (armes chimiques) notamment. Leurs recommandations sont donc les suivantes :

- augmentation des effectifs : conditionnelle au budget octroyé à la Défense (et sans dégarnir les autres théâtres opérationnels)

- recours à des services privatisés et partage du fardeau de guerre avec nos alliés

- établissement d’un commandement permanent au Moyen Orient (rejoint la position du Département de la Défense), afin d’accroitre la qualité des renseignements

- adaptation des équipements et des tactiques aux méthodes de la guerrilla urbaine

- formation continue et soutien psychologique aux troupes américaines et aux agents CIA déployés sur le terrain

- renforcement des capacités en matière de renseignements humains

À cet effet, la DNI et le DCI n’excluent pas le recours à des tactiques alternatives et inédites, telles la collaboration avec les services de renseignement d’États déliquescents (Soudan, p.ex.), mais aussi le recours à des combattants jihadistes du Pakistan.

Enfin, la DNI et le DCI tiennent à alerter les membres du NSC sur la menace que pose l’infiltration de notre système décisionnel par des éléments dotés d’armes chimiques et de souches d’Ébola (!).

6. Secrétaires généraux du président et du vice-président :

Secrétaire Général de la Maison-Blanche

Il est clair que pour le Secrétaire Général, il appuiera à 100% son président. Si dans le privé, des discussions peuvent amener à la confrontation de différents points de vue, il est clair que publiquement, rien ne transparaîtra.

Donc pour l’Irak, nous allons privilégier l’option D, l’envoie de plus de troupes. Il n’est pas question que nous laissions aux mains des insurgés le pays que nous avons libéré du joug de l’un pire tortionnaire de l’histoire contemporaine. Les moyens seront pris pour mettre fin à cette absurdité de résistance. Nous avons l’armée la plus puissante au monde et ce n’est qu’une question de temps pour la mettre à genoux. Aussi, il est important de mettre toutes les chances de notre côté dans cette guerre à finir. Armée privée, infiltration, diplomatie publique, je fais confiance à nos experts militaire pour relever ce défi.

Cette stratégie sera pertinente pour la campagne électorale qui s’amorcera sous peu. Dick Cheney, s’il représente le parti républicain, fera certainement campagne en ce sens. De plus, c’est une question de promesse qui a été faite aux électeurs et au Monde que l’Irak sera libre sans compromis. C’est de la victoire que l’on se rappellera.

L’opinion publique américaine doute, mais ce n’est que passager, puisqu’elle appuie la guerre au terrorisme. Ils comprendront qu’ils sont en danger. Pour ce qui est de l’image… je m’en occupe!

Secrétaire Général du vice-président

Chers membres du NSC,

Je garde un souvenir à la fois frustrant et déconcerté de la tournure des événements entourant l’annonce de la candidature de Dick à la présidence, lors de la dernière réunion du NSC. L’annonce était et se devait d’être historique.

L’implication des Etats-Unis en Irak s’avère certes un sujet crucial sur lequel nous devions débattre afin d’arriver à élaborer une stratégie concluante. Toutefois, la décision du vice-président de briguer la présidence se devait d’être bien-sûr applaudie, mais surtout prise en compte par tous les membres du NSC, puisqu’à partir de maintenant, toute décision ou action prise par la présidence se doit de considérer le facteur électoral. Toute décision qui pourrait nuire à la continuation du parti républicain, avec Dick à sa tête dans un futur rapproché, est inacceptable.

Lorsque j’ai été abruptement interrompue lors de mon discours préparé à la demande du vice-président, l’incompréhension et le sentiment que nous fassions bande à part m’ont envahie. Comme si la nouvelle avait été reléguée aux faits divers. Je voulais pourtant réitérer la nécessité pour les membres du NSC de faire cause commune et de joindre nos forces, surtout en vue des présidentielles.

Sachez que de mon côté, même si j’ai toujours eu la réputation de rester dans l’ombre, j’ai maintenant l’intention de m’investir corps et âme dans la campagne de Dick afin de le mener vers la victoire, la présidence. Je me sens investie d’une mission, au nom de et pour la nation, celle mener Dick à la présidence. La dissidence est dans mon champ de mire.

Sachez que je fais mienne la position du vice-président sur le dossier irakien et que je m’acharnerai à en propager les mérites. Je le répète, toute décision concernant l’implication des Etats-Unis en Irak qui pourrait nuire à Dick en tant que futur président est intolérable.

La défense de nos intérêts nationaux et la sécurité de nos troupes sont les éléments prioritaires à considérer dans le dossier irakien. Nous devons revaloriser la perception de notre présence en Irak. Ainsi, l’envoi de plus de troupes est nécessaire afin de mener à bien notre mission de libération et de démocratisation du peuple irakien.

Je me positionne donc en faveur de l’option D, soit l’augmentation du nombre de troupes en Irak. Toutefois, le secrétatriat d’État ainsi que le comité des chefs d’état-major doivent garantir que ce renfort sera déployé dans le meilleur contexte possible, soit de façon des plus sécuritaires.

Je veux que nous gagnons cette guerre et pour ce faire, plus de troupes doivent être déployées, mais en sécurité. Pour ce qui est du retrait éventuel des troupes, il s’agit bien d’une éventualité puisqu’il n’y a pas d’échance fixe dans un contexte de guerre. Un retrait précipité d’Irak engendrerait le chaos, voire la guerre civile, ce qui serait désastreux pour notre image. Cela renforcerait le sentiment chez certains Américains que nous avons commis une erreur avec l’Irak et surtout, que nous étions mal préparés.

Nos troupes perdent le contrôle actuellement sur le terrain, il faut donc les renforcer. Mais puisque nous avons atteint le chiffre symbolique de 2000 soldats morts au combat, il nous faut trouver un plan de recrutement et surtout, il faut travaillé sur la forme de nos discours. Il faut vendre l’idée que nous voulons nous assurer de la victoire de notre armée. Quelle que soit la décision qui sera prise par le président, l’annonce doit faire en sorte que les Américains vont nous suivre. Si l’on décide d’augmenter les troupes, nous devons exposer un plan précis, avec la détermination que nos troupes seront en sécurité. Nous devons regagner l’appui des Américains envers notre cause. Il faut donc également courtiser les membres du Congrès, les convaincre de déserrer les cordons de leur bourse. Ainsi, l’opposition au Congrès doit être jugulée.

C’est pour le mieux si nos alliés nous aident à parvenir à la victoire. Certains alliés n’étaient pas d’accord au début de notre intervention, mais voient aujourd’hui l’intérêt de reconstruire l’Irak et ceci augmente la légitimité de notre action.

J’appuie l’administration qui entend maintenir le cap en Irak et compte sur la majorité républicaine dans les deux Chambres du Congrès pour tenir tête aux opposants. Toutefois, même la majorité républicaine semble douter et vaciller sur la question. Nos efforts de reconstruction en Irak sont de plus en plus impopulaires: près de 2100 GI ont été tués depuis mars 2003, les allégations s’accumulent sur les présupposés mensonges qui auraient servi à vendre l’intervention, sur la torture et sur l’exécution sommaire de détenus, sur le recours à des armes comme le phosphore blanc, et sur le coût de la guerre.

Il faut donc à tout prix rallier le Congrès et l’opinion publique au bien-fondé de notre cause. Sur ce, je voudrais vous rappeler les conclusions de deux politologues de l’Université Duke, spécialistes de l’opinion publique en temps de guerre. Christopher Gelp et Peter D. Feaver estiment que c’est avant tout la perception voulant que la mission soit un succès qui détermine le soutien du public.

En considérant les chiffres désastreux dans les sondages quant à la popularité de notre action et de notre administration, il paraît évident que l’opinion n’est pas au fait des éléments positifs que nous apportons en Irak.

Désormais, 57 % des Américains pensent que le président a menti dans le dossier des ADM, selon un sondage réalisé pour le compte de la chaîne NBC et le Wall Street Journal. Près de 63 % des Américains désapprouvent la conduite des opérations irakiennes et pas moins de 65 % ont une opinion négative du président W. Bush et du vice-président Cheney.

Selon un sondage réalisé entre le 30 octobre et le 2 novembre par The Washington Post et l’institut de sondages ABC News Poll, 39 % des Américains considèrent que la guerre en Irak valait la peine d’être menée, tandis que 60 % sont de l’avis contraire. Ils sont seulement 25 % à considérer que la guerre en valait «tout à fait» la peine, alors que 48 % pensent qu’elle n’en valait «absolument pas» la peine.

Face à ces tristes résultats, je m’engage à faire valoir à la nation américaine que notre engagement en Irak est une action vertueuse et qu’elle ne doit surtout pas douter de la valeur des intentions de ses dirigeants qui veillent à propager la démocratie, la liberté et la sécurité dans le monde.

Si le président W Bush entend graver sa place dans l’Histoire, son intention ne doit en aucun cas brimer les voies futures, entendons l’entrée dans l’histoire de Dick en tant que président des Etats-Unis.

Nous vaincrons !

Cordialement,

A. Scooter M.


CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS :

De toute évidence, la courte réunion du 24 novembre n’a pas suffit à concilier les positions des différents départements et assurer une prise de décision cohérente et non exclusive mutuellement. À chaque fois, il faut se rappeler que l’intérêt du président et la sécurité nationale ont préséance sur les intérêts bureaucratiques et sectoriels. Sur la base de ce qui précède, et étant donné la complexité du dossier, il s’avère que le processus décisionnel est encore trop éclaté à ce jour.

Toute stratégie intégrative doit inclure des garde-fous, et anticiper les effets de polarisation que peut susciter une présence militaire (prolongée, renforcée) de nos forces au Moyen Orient : ces risques comprennent le ralliement des populations autour de groupes d’opposition islamistes, comme c’est le cas en Égypte avec la montée des Frères Musulmans et en Irak avec les factions radicales shiites pro-iraniennes de Muqtada Sadr.

Au moment de considérer les diverses options ci-présentes, il faut garder à l’esprit l’objectif final : la victoire réside dans le transfert des capacités et la responsabilisation du régime irakien naissant, pour assurer que ce dernier devienne un allié fiable et un partenaire à part entière dans la lutte contre le terrorisme. À ce stade, les membres du NSC excluent donc l’option du retrait immédiat, estimant que les forces de sécurité irakiennes ne sont pas encore prêtes à assumer cette tâche vitale au sein de la famille des nations civilisés agissant de concert contre le Mal.

vendredi, novembre 25, 2005

La torture institutionnalisée

Le gouvernement américain cherche à contourner les traités internationaux auxquels il fait part. Ce mémo concernant le traité de Genève est on ne peut plus révélateur de l'hypocrisie américaine. Vous briser tous les principes pour lesquels vous dites vous battre. Votre politique est une calamité pour l’humanité et une peste pour le Moyen-Orient. Nous combattrons cela jusqu’à notre mort. À l’aide de Dieu nous vaincrons les menteurs et les tortionnaires occidentaux.

Iron Guard

mercredi, novembre 23, 2005

Du phosphore blanc en Irak

Vous utilisez des armes chimiques contre nos frères et soeurs.
Le phosphore blanc est une substance incolore. La forme utilisée par l'armée américaine s'embrase quand elle est exposée à l'oxygène, produisant une chaleur telle qu'elle explose et produit une fumée blanche dense. Elle peut causer de graves brûlures et entraîner la mort.

Le phosphore blanc a été développé à la fin du premier conflit mondial et son utilisation militaire remonte à la deuxième guerre mondiale. Le phosphore blanc s'enflamme spontanément à l'air libre à environ 30 degrés centigrades, dépendant du degré d'humidité de l'air. C'est aussi un poison violent.
Tremblez, car la punition divine est à vos portes. Votre hypocrisie a assez durée.

Iron Guard

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Étant donné la réponse insolente du gouvernement américain, nous sommes dans l’obligation d’augmenter la virulence de nos attaques. Vous refusez de cesser vos exactions sur nos terres Saintes, nous refusons alors de cesser nos actions dans votre « cyberespace ». Nous tiendrons en otage ce site jusqu’à ce que vous ayez répondu à nos exigences. Dès lors, vous perdez tout contrôle de vos communications. Ce site nous appartient. Vous avez décidé d’ignorer nos requêtes, voire même de nous menacer. Vous êtes donc les seuls responsables de cet événement.

Ce n’est que le début de nos assauts. Vos sociétés ne seront plus en paix. Vous connaîtrez bientôt le même sort que les Irakiens : vous serez condamnés à vivre dans l’insécurité perpétuelle, sans eau potable et sans électricité. Une punition divine se répandra dans vos villes pour venger nos frères et sœurs morts par vos actions.

Iron Guard

MÉMO NSC N°2 – 11/23/2006

Chers membres du NSC,

À 24 heures de la réunion spéciale annoncée par notre président, j’encourage mes collègues à joindre le forum du NSC avec des dossiers élaborés, des recommandations concrètes et viables, de manière à ce que les discussions de ce jour soient productives. Avec ce Mémo, je tiens en qualité de NSA à poser quelques garde-fous permettant de garantir l’efficacité du processus délibératif en cours.

Le président est extrêmement préoccupé par la situation en Irak, et il souhaite être informé de toutes les options qui se présentent à ce stade. Vous savez que le dossier de l’Irak est son cheval de bataille, et il veut entendre des propositions réalistes à ce sujet. Le Président David arrive bientôt à la fin du deuxième mandat, et il est soucieux de laisser une trace positive dans l’histoire. Certes, notre position idéologique concernant ce dossier central a été clairement formulée, et elle est connue de tous au NSC. En attestent les multiples mémos et déclarations qui circulent, jour après jour, sur notre site. Mais mettons la rhétorique de côté.

La planification de notre action en Irak, et de sa composante « post-conflit & reconstruction » plus particulièrement, a été déficiente à ce jour. Le cabinet est passé à côté d’importants signes avant-coureurs concernant les écueils probables d’une telle action à moyen terme. Ces déficiences sont imputées, dans une certaine mesure, à la compétition qui a prévalu entre les départements d’État et de la Défense, ainsi qu’aux tensions entre les branches civile et militaire au sein de ce dernier. Ces divisions ont miné le processus délibératif et ont affecté la cohérence de nos décisions.

Si cette réunion a été convoquée, c’est dans le souhait que l’on transcende de telles querelles bureaucratiques (vous savez combien notre président déteste les querelles) et qu’on s’occupe de la substance des dossiers. Pour ce faire, tous les départements sont mis à contribution: des options et scénarios divers doivent être élaborés, leurs implications en matière de coûts et de risques de sécurité anticipées. Une solution concertée est requise.

Les erreurs de notre politique de premier mandat portent de lourdes conséquences. Les efforts consentis et le sacrifice de notre nation en Irak n’ont pas encore porté les résultats escomptés. Nous avons constaté que le processus de débaathification était une erreur, cela après avoir démantelé de manière précipitée les structures de soutien des forces irakiennes. Aujourd’hui, nos opérations militaires en Irak poussent l’ennemi à adopter de nouvelles techniques de terrorisme, qui dénotent d’une perfidie de plus en plus déroutante. Face au nombre exponentiel de pertes en vies américaines et la chute libre du soutien public au maintien des troupes, il nous semble que le temps est venu pour élaborer une stratégie d’ordre plus pragmatique.

Collègues du NSC : il est temps de reconnaître que la guerre asymétrique est difficile à gagner. Il ne faut jamais sous-estimer l’ennemi, or nous combattons une nébuleuse sans visage et opérant en réseau à canaux multiples. Nous devons pousser la réflexion et considérer des options qui n’ont peut-être pas été envisagées à ce jour : un changement radical de stratégie, s’il en faut. Fini le wishful thinking! Sortons de notre inertie et des tendances qui poussent les départements vers l’émulation bureaucratique. Il faut sauver la présidence, et avec elle, l’intérêt national américain !

NSA, le 23 novembre 2006.

Signé Gracy.

Un message du directeur de la centrale du renseignement

Chers membres du NSC,

Pour la première fois, je vous transmets un rapport en tant que nouveau Directeur de la centrale du renseignement. Tel que Monsieur le Président l’a manifesté dans son discours de bienvenue au Cabinet, mon expérience comme homme de la communauté de renseignement s’est entièrement construite à partir des liens tissés avec d’autres agences et systèmes de renseignements des pays alliés d’Amérique du Sud.

En effet, j’ai travaillé en étroite collaboration avec les responsables des services de renseignements péruviens dans les années 1980 ainsi qu’au début des années 1990, afin de dérouter le groupe terroriste du Sentier Lumineux. Comme plusieurs d’entre vous le savent, le département d’État avait jadis publié un rapport considérant le groupe maoïste du Sentier Lumineux comme une grande menace dans l’hémisphère Sud, car il avait de bonnes probabilités de renverser le pouvoir dans ce pays, pour ensuite élargir ses activités déstabilisantes dans les autres pays de la région.

Par conséquent, la tâche de la direction centrale de renseignement fut d’appuyer, avec toute forme de technologie et de ressources économiques, les agences dédiées à la lutte contre cette organisation maoïste. C’est en ce sens que j’ai versé des fonds pendant plusieurs années à une unité spécialisée anti-terroriste à travers le chef de la police, le général Antonio Ketin Vidal. La tâche de ce groupe était d’identifier et de chasser tous les membres de la direction politique du Sentier Lumineux. Après deux ans de travail acharné, ils ont capturé, grâce à notre soutien, le leader senderista Abimael Guzman Reynoso, aussi nommé Président Gonzalo. La capture de ce leader terroriste le 12 septembre 1992 a porté un coup presque mortel à l’organisation maoïste qui n’a pas su s’en remettre.

Grâce aux relations soutenues avec la communauté de renseignement péruvienne, notamment le Servicio de Inteligencia National (SIN), le travail de nos services de renseignement a continué dans ce pays andin. Par le truchement d’informations et de contacts, notre homme au Pérou, Vladimiro Montesinos Torres, a fortement participé à l’accomplissement de nos missions dans la région. Comme vous le savez déjà, la direction centrale des renseignements avait identifié en Amérique du Sud quatre points stratégiques qui constituaient une source constante de menaces pour notre nation.

Premièrement, la frontière parcourant le Pérou, la Colombie et l’Équateur, formaient un premier point de passage d’armes et de cocaïne.

Deuxièmement, il y a aussi la ville de Maicao, située entre les frontières de la Colombie et du Venezuela qui posait problème. Depuis longtemps, nos services et ceux du Pérou affirmaient que certains entrepreneurs d’origine libanaise échangeaient là-bas des armes et de la drogue et utilisaient le blanchiment d’argent dans le financement des activités terroristes de Ben Laden et des factions du Hezbollah en Amérique du Sud.

Troisièmement, depuis les attentats du 11 septembre 2001 et des attentats d’AMIA à Buenos Aires, nos services de renseignements étaient voués à suivre les traces de cellules dormantes terroristes dans la communauté arabe située dans la triple frontière du Paraguay, du Brésil et de l’Argentine.

Quatrièmement, un dernier point plutôt sensible a été identifié par les agents à ma charge, c’est-à-dire la présence d’une communauté palestinienne localisée au sud du Pérou. Les informations recueillies sur le terrain par les services locaux indiquaient que des plans d’attaque contre les intérêts américains et israéliens émaneraient de cellules dormantes là-bas. À cette époque-là, nos services de renseignements mettaient en relief le fait que le Pérou représentait un point de passage vers la triple frontière.

La " main droite " du président péruvien Alberto Fujimori nous a facilité tout type d’accès à l’information telles que les bases de données de mouvements migratoires et les coordonnées personnelles des péruviens et étrangers d’origine palestinienne. En outre, Monsieur Montesinos nous a appuyé en partageant tous les renseignements concernant la présence des guérilleros des FARC à la frontière parcourant la Colombie, le Pérou et l’Équateur, un autre point sensible pour nous, étant donné la possibilité d’un lien étroit entre ce groupe terroriste et ses homologues équatoriens et péruviens.

Grâce à son esprit collaborateur dans la lutte contre les cartels de la drogue, Monsieur Montesinos nous a demandé notre appui économique pour la création d’une équipe spécialisée composée de fonctionnaires péruviens (Direction de Inteligencia contra el Narcotrafico, DININ) pour détecter et analyser les nouvelles tendances et structures de ces organisations internationales criminelles, quelles soient d’origine colombienne ou péruvienne. Ainsi, des écoutes radiales et téléphoniques de supposés trafiquants de drogue ont été effectuées grâce aux appareils modernes que nous leur avons fournis. Malgré la jalousie venant de la Drug Enforcement Agency (DEA), des autres agences, du département de la Justice ainsi que de la police antidrogue péruvienne, cette collaboration a donné les résultats attendus. L’agence a trouvé un très bon associé au Pérou et cela, sans faire de dépenses exorbitantes.

Malheureusement, durant l’année 2000, les affaires strictement domestiques (bribes, extorsions, détournement de fonds publics, exécutions extra judiciaires de partisans communistes et autres) de " notre facilitateur péruvien ", nous a obligé à abandonner discrètement notre secrète alliance et de nier nos étroites activités au Pérou. Des images tirées d’un de ses propres vidéos où il offrait des pots-de-vin à un politicien ont été dévoilées dans une émission télévisée.

Cependant, nous croyons fermement que nous aurions pu obtenir des renseignements plus complets et éviter probablement les attentats du 11 septembre 2001 si nous avions trouvé un autre facilitateur d’une telle qualité que Monsieur Montesinos au Pérou et dans chaque pays clé dans le monde.

Malgré certains obstacles et quelques erreurs passées, nous poursuivons l’identification des menaces possibles contre notre nation. Maintenant, en tant qu’adjoint de la directrice nationale des renseignement, Julie Auger, mon but est de fournir des évaluations et des informations complètes afin d’aider le Président dans l’élaboration et la mise en place d’une politique étrangère optimale qui protège les intérêts américains dans le monde. Je vous assure que jusqu’à la fin de mon mandat, je vous tiendrai au courant autant que possible des résultats de nos activités concernant la chasse de Ben Laden et des groupes terroristes qui menacent la nation américaine.

De retour à Washington, en tant qu’agent de renseignement impliqué constamment sur le terrain, les disputes ou les politiques ne font pas partie de mes moyens d’action, car mon seul devoir est de servir la nation américaine et ce, en obéissant fidèlement aux priorités que Monsieur le Président, ses conseillers et le NSC établissent en fonction du contexte international.

Bonne journée à tous et à toutes,

Miguel " Hayden " Gutiérrez
Directeur de la centrale de renseignement

La DNI sur la question d'Ébola

Chers collègues,

Selon les allégations récentes du Washington Gossip News, des souches du virus Ébola auraient été dérobées au Lawrence Livermore National Laboratory.

Après enquête, je tiens maintenant à préciser que ces souches n’ont pas été dérobées au laboratoire lui-même, équipé de dispositifs de sécurité hautement sophistiqués, mais plutôt lors de leur transport, le virus ayant été importé d’Afrique : il semblerait que les souches y aient été subtilisées par un agent de sécurité africain corrompu, dont les services de renseignement connaissent l’identité. Par ailleurs, je tiens à faire la déclaration suivante non seulement aux membres du NSC, mais également à la population américaine :

« Bien que des souches du virus Ébola aient récemment été dérobées, les Américains n’ont rien à craindre. Non seulement les Center for Disease Control travaillent-ils étroitement avec les services de renseignement et les autorités policières afin de retrouver les responsables maintenant identifiés de ce vol, mais la nature du virus dérobé rend toute hypothèse de pandémie improbable. En effet, le contamination de l’homme par le virus Ébola exige que celui-ci soit d’abord inoculé à un primate : alors seulement le virus pourra être transmis à l’homme. Or, le processus pour parvenir à un tel résultat est très complexe, exigeant des installations hautement spécialisées. En outre, le virus Ébola étant d’origine tropicale, son faible potentiel de survie dans notre atmosphère rend improbable son développement et encore moins sa propagation aux États-Unis. Ainsi, en 1990 et 1995, la secte japonaise Aum Shinrikyo s’est-elle procuré une souche d’Ébola et a dû renoncer à ses recherches en dépit de son équipement sophistiqué et de ses ressources monétaires inépuisables, le virus étant trop complexe, instable et difficilement manipulable. Voilà qui saura sans doute rassurer la population américaine qui doit non seulement comprendre que toute inquiétude est inutile, mais qui doit surtout être assurée que les autorité compétentes prennent tous le moyens nécessaires pour résoudre cette affaire. »

Enfin, chers collègues, je tiens à porter à votre attention les récentes menaces dont ont fait l’objet les Etats-Unis. Ces menaces, explicites et diffusées sur notre site, permettent de croire que les terroristes d’al Qaeada envisagent une attaque cybernétique. Les renseignements dont nous disposons à l’heure actuelle nous laissent croire qu’une telle attaque ferait en réalité partie d’un plan plus vaste, d’un attentat d’envergure dans lequel les effets combinés d’armes conventionnelles et non conventionnelles seraient réunis. Ainsi pouvons-nous penser à une attaque paralysant nos communications, détruisant nos infrastructures essentielles et utilisant des armes chimiques, biologiques ou radiologiques en quantité suffisante, c’est-à-dire bien peu, pour créer la panique parmi la population. Je vous demande ainsi, membres du NSC, d’envisager cette hypothèse avec sérieux. Pour vous aider à vous y préparer, je vous soumets un article rédigé par mon ami et mentor, Richard Clarke, « tsar » du contre-terrorisme aux États-Unis entre 1996 et 2003.

Chers collègues, chers amis, que Dieu nous protège et nous accorde la victoire dans cette lutte contre le Mal,

Julie "Ponte" Auger, DNI

dimanche, novembre 20, 2005

Important: 1re réunion du NSC jeudi prochain 15h30!

À tous les membres du forum décisionnel du NSC:

Suite à notre déjeuner privatif du dimanche (le DPD), le vice-président et moi avons décidé de convoquer une réunion spéciale du NSC jeudi le 24 courant à 15h30, heure de Washington. Le sujet de discussion sera notre situation en Irak et les options qui se présentent à nous. Je suis insatisfait des résultats de notre stratégie alors que j’ai promis au peuple américain de mettre fin au terrorisme, et ce dans un combat à finir. Vous savez que j’ai demandé officiellement au C-JCS Brady et au DC-JCS Déry de nous soumettre et de nous exposer les options de renforcement de nos effectifs et de retrait éventuel. Nous les écouterons nous offrir un court briefing et je souhaiterai vous écouter tous sur les options. Nous demandons à Gracy de mener les procédures ainsi que le débat, et ce pour une discussion productive. Que Dieu nous vienne en aide et nous bénisse pour le plus grand bien de l’humanité.

Le président

vendredi, novembre 18, 2005

Le sang américain coulera


Oubliez votre sécurité. Nous contrôlons vos communications informatiques. Aujourd’hui votre réseau personnel, demain les systèmes qui gèrent votre soi-disant démocratie. Nous vous avions averti et vous n’avez pas cessez votre occupation en terre d’Islam. Nous n’avons d’autre choix que de briser vos sociétés. Nous enjoignons donc l’Organisation secrète d’Al-Qaida en Amérique et tous les bons musulmans à se joindre à notre cause et venger nos frères et sœurs morts par les actions du Grand Satan. Vous paierez la mort de nos enfants innocents, nous ferons couler le sang américain sans merci.

Vous paierez votre insolence.

Iron Guard

Vive le Holy City Star!

Chers membres du NSC:

Un nouveau journal est apparu sur la scène médiatique à Washington: le Holy City Star (voir journal en question). Visiblement, ses deux principaux journalistes - Reverend Truth et Mona Real - en avaient assez des rumeurs et scories publiées par le Washington Gossip News. Le président et moi-même admirons le courage de Truth et Real.

Pat "Andy" et A-M "Scooter": invitez Truth et Real à la Maison-Blanche et promettez leur une rencontre avec le président David en échange de leur excellente continuation.

Abonnez également la Maison-Blanche à cet excellent journal!

Le V-P

Un message du président aux chefs militaires du JCS

Président du comité des chefs d'état-major

Président adjoint du comité des chefs d'état-major


La position de nos amis Républicains au Sénat, adoptée hier sous forme d'amendement a notre budget de défense, ne me laisse pas le choix que de réaffirmer les prérogatives de ce président a mener coûte que coûte notre mission en Irak vers un succès assuré. Pour les besoins de notre réflexion je vous demanderais d'examiner les options pour garantir un tel succès, y compris un échéancier de retrait des troupes si la situation s'améliorait de manière significative. En cas contraire, en accord avec le V-P, je vous demande également de nous soumettre les options d'un renforcement sensible de notre présence militaire en Irak, en comptant sur une augmentation de nos effectifs de l'armée de terre. Je suis tout a fait conscient et disposé à reconnaître le fait qu'il faille hausser le niveau de nos forces disponibles, et recruter davantage de nos jeunes concitoyens pour octroyer a l'armée de terre les effectifs dont elle a besoin. Nous ne pouvons toutefois revenir à la situation antécédente à 1973 mais nous devons faire mieux pour donner à notre pays les moyens de mener plusieurs interventions si nécessaire et surtout permettre à celle en Irak de consacrer le succès de notre entreprise démocratique. Nous attendons vos propositions.

P

CC- Membres du forum du NSC

Un message de la DNI

Aux membres du Conseil pour la sécurité nationale,

En réaction au document récemment soumis par le Département de la Défense, mon commentaire sera bref.

Au-delà des intérêts bureaucratiques nous animant, nous devons avant toute chose conserver à l’esprit les intérêts du président que nous servons en tant que membre du NSC. La popularité du président étant mise à mal par les violences incessantes en Irak, la stabilisation de la région doit demeurer notre priorité.

D’ailleurs, en tant que DNI, je tiens à porter à votre attention une lettre que les services de renseignement ont interceptée entre les leaders de al Qaeda, al-Zawahiri et al-Zarqawi (voir le document en référence : http://www.dni.gov/release_letter_101105.html ). Cette lettre affirme notamment que la guerre contre l’Occident ne prendra pas fin avec le retrait des troupes américaines de l’Irak. En conséquence, notre engagement dans ce pays doit être à la mesure de la menace, beaucoup plus large, que profèrent nos ennemis. L’Irak, en ce sens, mérite que toutes les ressources que nous pouvons investir y soient effectivement investies. D’ailleurs, la lettre fait état de la volonté de démocratisation du peuple irakien, sur laquelle nous devons impérativement miser : l’Irak doit devenir un exemple, ouvrir la porte du grand Moyen-Orient aux Etats-Unis. Enfin, le document témoigne de l’importance des médias dans cette guerre que nous menons : les terroristes entendent bien s’en servir contre nous, justifiant ainsi l’attention que nous devons particulièrement porter à l’image de notre administration. En ce sens, j’appuie la résolution du DOD qui consiste à faire de l’Irak notre priorité, de même que l’initiative des Secrétaires à la Maison Blanche, visant à redorer notre image.

Malgré tout, je tiens à nuancer ce propos en insistant sur le fait que le Conseil du président David ne doive pas perdre de vue les autres menaces qui pèsent sur l’Amérique, qu’elles soient incarnées par la Corée du Nord, l’Iran, l’ex-URSS ou encore le Venezuela. Dans un monde d’interdépendance, les dangers sont forcément liés et il importe ainsi de considérer que, outre la question pétrolière, l’État de M. Chavez représente aussi un exportateur important de drogue. Or, qui dit drogue dit aussi crime organisé, lui-même synonyme de financement d’acvités terroristes. En effet, les frontières n’existent plus que dans nos esprits ! En conséquence, je recommande que la Centrale du renseignement accroisse ses activités au Venezuela, notamment en insistant sur le renseignement humain, à mon sens le plus significatif.

Chers membres du NSC, chers amis, il est de notre tâche de servir au mieux de notre expertise le président ainsi que notre pays.

Julie "Ponte" Auger, DNI