vendredi, novembre 18, 2005

Un message de la DNI

Aux membres du Conseil pour la sécurité nationale,

En réaction au document récemment soumis par le Département de la Défense, mon commentaire sera bref.

Au-delà des intérêts bureaucratiques nous animant, nous devons avant toute chose conserver à l’esprit les intérêts du président que nous servons en tant que membre du NSC. La popularité du président étant mise à mal par les violences incessantes en Irak, la stabilisation de la région doit demeurer notre priorité.

D’ailleurs, en tant que DNI, je tiens à porter à votre attention une lettre que les services de renseignement ont interceptée entre les leaders de al Qaeda, al-Zawahiri et al-Zarqawi (voir le document en référence : http://www.dni.gov/release_letter_101105.html ). Cette lettre affirme notamment que la guerre contre l’Occident ne prendra pas fin avec le retrait des troupes américaines de l’Irak. En conséquence, notre engagement dans ce pays doit être à la mesure de la menace, beaucoup plus large, que profèrent nos ennemis. L’Irak, en ce sens, mérite que toutes les ressources que nous pouvons investir y soient effectivement investies. D’ailleurs, la lettre fait état de la volonté de démocratisation du peuple irakien, sur laquelle nous devons impérativement miser : l’Irak doit devenir un exemple, ouvrir la porte du grand Moyen-Orient aux Etats-Unis. Enfin, le document témoigne de l’importance des médias dans cette guerre que nous menons : les terroristes entendent bien s’en servir contre nous, justifiant ainsi l’attention que nous devons particulièrement porter à l’image de notre administration. En ce sens, j’appuie la résolution du DOD qui consiste à faire de l’Irak notre priorité, de même que l’initiative des Secrétaires à la Maison Blanche, visant à redorer notre image.

Malgré tout, je tiens à nuancer ce propos en insistant sur le fait que le Conseil du président David ne doive pas perdre de vue les autres menaces qui pèsent sur l’Amérique, qu’elles soient incarnées par la Corée du Nord, l’Iran, l’ex-URSS ou encore le Venezuela. Dans un monde d’interdépendance, les dangers sont forcément liés et il importe ainsi de considérer que, outre la question pétrolière, l’État de M. Chavez représente aussi un exportateur important de drogue. Or, qui dit drogue dit aussi crime organisé, lui-même synonyme de financement d’acvités terroristes. En effet, les frontières n’existent plus que dans nos esprits ! En conséquence, je recommande que la Centrale du renseignement accroisse ses activités au Venezuela, notamment en insistant sur le renseignement humain, à mon sens le plus significatif.

Chers membres du NSC, chers amis, il est de notre tâche de servir au mieux de notre expertise le président ainsi que notre pays.

Julie "Ponte" Auger, DNI

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Je salue la lucidité exemplaire de la DNI en réaffirmant son soutien à notre département quant au dossier irakien. Elle fait bien de souligner que la stabilisation de la région doit demeurer notre priorité. Il est vrai que d'autres menaces importantes guettent perpétuellement l'Amérique, mais telle est la nature du système international actuel. Néanmoins, en stabilisant le grand Moyen-Orient à l'aide de nos soldats, nous pouvons certainement contribuer à éradiquer la principale source de la menace terroriste.

Cordialement,

Wolfo

9:51 a.m.  

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