lundi, novembre 14, 2005

Un message du Secrétaire d’État adjoint Bob GG Zoelick


Monsieur le président,

Chers collègues,

Contrairement à ce que suggèrent les propos idéalistes de nos collègues du DOD, les approvisionnements énergétiques vénézuéliens sont INDISPENSABLES à la prospérité et la sécurité nationale américaines. Je vous rappellerai seulement qu’en 73 et 79 l’économie (et la position du président dans les sondages) a été traînée dans la boue à cause de notre dépendance énergétique. En cette année électorale, sacrifierons-nous l’appui de millions d’américains faute d’avoir fait face à cette problématique?

Dans le même ordre d’idée, le Vénézuéla est notre 4e fournisseur de pétrole avec une moyenne en 1.317 millions de barils par jour en 2004 soit l’équivalent de nos importations cumulées en provenance de l’Irak, du Koweït, de l’Angola, de la Libye et du Gabon. Nous ne pouvons rester les bras croisés et regarder notre économie péricliter faute d’actions décisives de notre part; le graphique ci-dessus montre notre dépendance accrue aux importations et démontre que nous ne pouvons rester stoïques face aux agissements de Chavez.

Dans la lignée de Monroe, agissons!

Considérant qu’il est évident que les forces progressistes (médias, entrepreneurs, secteur pétrolier, banques et secteurs financiers...) du Vénézuéla nous sont acquises comme nous l'avons vu dans les déplorables événements politiques de 2004;

Considérant, que le Vénézuéla est un maillon central dans les approvisionnements stratégiques de notre nation.

Reconnaissant, que nous ne pouvons pas nous permettre de déstabiliser ce pays par une nouvelle tentative de coup d’État; D’ailleurs, la dernière tentative a démontré les risques inhérents à ce genre de pratique.

LE DÉPARTEMENT D'ÉTAT :

Recommande, pour notre sécurité et notre prospérité, et alors que nous sommes déjà en guerre sur un autre front, d’adopter une stratégie axée sur le développement des liens avec les secteurs nationaux progressistes et le renforcement de leur position sociale pour leur permettre de reprendre le pouvoir des mains de cet autocrate qu’est Chavez et ainsi remettre le Vénézuéla sur le droit chemin de la démocratie pluraliste, du libre-marché et de l’intégration à la structure productive américaine.

Recommande également, de favoriser les rapports diplomatiques afin de renforcer nos liens avec le gouvernement Chavez. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux garder ses ennemis près de soi?

Bob GG Zoelick

Secrétaire d’État adjoint