lundi, novembre 14, 2005

Un message de la secrétaire générale du V-P

Chers collègues du NSC,

Pardonnez-moi de m’être absentée des discussions ces derniers temps, mais je dois dire que je fus prise, corps et âme, dans la tourmente de la terrible saga qui hante notre administration, l’affaire Plame. Quoique je vous reviendrai prochainement sur cette affaire, je tiens dans un premier temps à vous exprimer la principale leçon que nous devons tous tirer de ce triste épisode : nous devons immédiatement œuvrer à redorer l’image et la crédibilité de notre administration. Le président David est en chute libre dans les sondages (37 % d’opinions favorables). Et, selon une enquête du Pew Research Center, seuls 36 % des Américains estiment qu’il a tenu sa promesse de « restaurer l’intégrité » à la Maison Blanche. 80 % d’entre eux jugent que l’affaire Plame est un sujet important. Selon un sondage Wall Street Journal-NBC News publié le 9 novembre, 57 % des Américains pensent désormais que le président George David les a « délibérément trompés » dans la course à la guerre. Ils n’étaient que 41 % en janvier.

Comme si ce n’était pas assez, des rumeurs ou peut-être même des fuites nourrissent une presse bidon qui entache la réputation de nos membres. Le National Inquirer prétend que le président David se serait remis à boire, alors que la première dame l’aurait surpris une bière à la main, le vice-président Gagnon serait un playboy, le directeur de la CIA voudrait démissionner, etc. La fustigation provient même du New York Times qui a revendiqué cette semaine qu’un grand ménage soit fait au sein de l’administration, à commencer par le vice-président décrit comme étant une « force obscure » (voir article en question).

Si les critiques proviennent surtout des démocrates, des John Kerry, des Ed Kennedy, des Harry Reid, les dissidences au sein même de l’administration n’ont pas lieu d’être en cette période de crise de légitimité. Ainsi, en s’opposant publiquement au vice-président, le secrétaire d’État et l’adjoint à la Défense alimentent la perte d’influence de celui-ci envers le Congrès. Devant cette situation de crise, une rencontre ad hoc avec mon homologue de la présidence, Pat «Andy» rob, est prévue sous peu afin que nous fassions cause commune dans cette nécessaire restructuration des relations publiques et des stratégies de lobbying. Notre but est clair : reconquérir la presse, les législateurs et l’électorat et, ainsi, réaffirmer la grandeur de notre présidence, de notre nation… God bless America!

A. "Scooter" M.

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Il semblerait que vous me prêtiez des propos qui ne sont pas les miens chère demoiselle. En quoi me suis-je opposé au vice-président dernièrement, preuve à l'appui svp.

Cordialement,

Wolfo

1:35 p.m.  
Anonymous Anonyme said...

La presse est un organe qu'il faut savoir contrôler.

We will prevail!

Pat 'Andy'

7:35 p.m.  

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