mardi, novembre 15, 2005

Énoncé "préemptif" de politique étrangère du Secrétaire à la Défense et de son Adjoint

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Ce message se veut un communiqué préemptif destiné à l’ensemble des membres du NSC pour que ceux-ci saisissent toute l’importance des orientations principales de notre politique étrangère ainsi que pour éviter de futurs écarts de chemin.

En effet, c’est avec beaucoup de contrariété et d’étonnement que nous prenons acte des derniers commentaires de notre collègue du Département d’État, le Secrétaire adjoint Zoelik. Manifestement, il semble que le Secrétaire d’État, de même que son adjoint, font littéralement fausse route quant à la définition et l’élaboration des priorités actuelles et futures de la politique étrangère américaine.

Non satisfait de notre réponse au Président et silencieux face à notre énoncé appelant à un NSC lucide (8 novembre dernier), le Département d’État semble plus préoccupé qu'autre chose à promouvoir sa propre cause et à assurer une mainmise sur la formulation de la politique étrangère. Son aspiration à fixer les priorités de notre politique extérieure est, à notre avis, démesurée. Il importe, dès maintenant, que le Secrétaire d’État et son adjoint cessent de tenter de détourner l'attention de notre président. L'agenda de notre politique étrangère est DÉJÀ fixé.

Certes, nous reconnaissons le bien fondé de la démarche du Département d’État concernant les approvisionnements de pétrole. Il est, en effet, primordial d’assurer la pérennité de nos réserves énergétiques et nous souscrivons pleinement à cet objectif. Toutefois, il appert que le ton alarmiste du Secrétaire adjoint traduit une certaine carence d’information.

- Les États-Unis ne se prétendent pas exportateurs de pétrole.

- Le tableau de notre collègue Zoelick démontre que nos BESOINS (et non notre dépendance) énergétiques augmentent.

- La dynamique actuelle expose l’importance de notre démarche au Moyen-Orient.

Dans les circonstances, le message est clair : « Business as usual ».

Nous désirons donc rappeler à nos collègues du Département d’État que, malgré l’importance du pétrole comme enjeu de la politique étrangère, le dossier Chavez est SECONDAIRE et ne saurait en aucun cas remplacer l’agenda que nous nous sommes fixés après l'attaque immorale et effroyable du 11 septembre 2001.

Dans le passé, le Département d’État ne fut pas toujours en accord avec les positions du Département de la Défense. Il en fut de même lors de la préparation de l’opération « Iraqi Freedom ». Or malgré ces différences de vues, nous avons toujours œuvré pour le bien-être de la nation et du peuple américain, et non pas pour assouvir nos propres objectifs (bureaucratiques). Il importe aussi de rappeler le Secrétariat d’État et son adjoint à l’ordre car manifestement, ils outrepassent leur mandat et se distancient des objectifs et des vœux du président. Peut-être devraient-ils lire un peu plus souvent ses discours.

En effet, leur silence sur le dossier irakien est inadmissible. Notre présence dans la région n’est pas seulement stratégique: il s’agit d’un impératif moral et idéologique de la politique étrangère américaine de propager nos valeurs propres puisqu’elles sont universelles. C’est notre destinée manifeste de favoriser le changement, le progrès ainsi que d’éliminer, par la voie coercitive, les ennemis de la démocratie. Notre grande puissance militaire témoigne de notre exceptionnalisme au même titre que cette dernière est convoitée à jouer un rôle musclé dans le système international actuel.

N’oublions jamais qu’un des plus grands dangers auxquels nous faisons face n’est pas le terrorisme ou les États-voyous mais notre passivité face à ceux-ci. Si nous atténuons notre force militaire et nos interventions, notre rôle de principale puissance mondiale déclinera, semant ainsi la confusion sur notre fonction dans le système international. Maints États s’attendent à ce que nous soyons à l’avant-poste contre les ennemis de notre mode de vie et de nos valeurs. Ignorer ce devoir national serait synonyme du déclin de notre puissance et de notre prestige.

En outre, une fois le dossier irakien réglé, notre politique étrangère au Moyen-Orient doit rester active et notre présence dans la région permanente. L’aide au développement et le nation-building doivent faire suite à notre effort de guerre.

Cependant, la région reste très instable. L’Iran doit être dissuadé d’avoir une quelconque mainmise sur la géopolitique régionale. Advenant qu’une menace se manifeste ou s’appréhende, nous interviendrons. À l’aide d’une coalition ou seuls, nous composerons avec cette menace. Gardez toujours à l’esprit la nature anarchique du système international, système au sein duquel la menace est omniprésente. Advenant un affaiblissement de notre puissance militaire et de son utilisation, il y a fort à penser que les conséquences seront funestes.

En terminant, nous tenons à réitérer que les avions ayant frappé de plein fouet les deux tours du World Trade Center, symbole de notre nation, ainsi que notre quartier général du Pentagone, rappellent à tous et à toutes que la menace vient essentiellement du grand Moyen-Orient et des régimes appuyant les soldats de Satan. Ces évènements ont interpellé notre impératif moral d’intervention musclée en ce sens que les plaies de la barbarie peuvent seulement être guéries par notre cure démocratique fondée sur la liberté, l’égalité, le progrès et la grâce de Dieu. Nous rappelons que le silence du département d’État sur cette orientation capitale de notre politique étrangère nous inquiète, mais ne nous étonne point. Ils ne semblent pas comprendre les enjeux essentiels de notre politique étrangère et le rôle que nous devons jouer dans cette région malade et instable. Sont-ils avec nous ou contre nous ?

Par la présente, nous demandons deux choses à tous les membres du Conseil :

  1. De réaffirmer immédiatement leur soutien inconditionnel au Département de la Défense quant à l’effort de reconstruction en Irak.
  1. De reconnaître illico que, pour l’instant, le dossier irakien et, dans une plus large mesure, notre présence dans la région demeurent prioritaires.

En n’espérant rien de moins que votre collaboration,

Rummy et Wolfo

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Mes amis, s'il vous plaît, veuillez rester dans la mesure des propos tenus. Comme vous l'avez si justement dit, nous travaillons tous pour la même cause. Il n'y a aucune raison de réagir si abruptement. Je crois que le Secrétaire d'État adjoint ne remettait en aucun cas en cause la stratégie de la défense et proposait un plan diplomatique des plus censé. Aussi, il ne faut pas injustement enflammer tous les propos. Nous sommes TOUS derrière le président et souhaitons tous un dénouement heureux en Irak pour le futur du Moyen Orient.

Aussi, veuillez accueillir avec grâce et cordialité les différentes opinions qui, j’en suis certain, feront consensus…

Bien à vous et votre famille!

Pat ‘’Andy’’ Rob

7:54 p.m.  

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